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Le salaire minimum à l'IPE

Le salaire minimum à l’I.-P.-É. - L’engagement de la population acadienne et francophone de l’Î.-P.-É.

Les partenaires de ce projet étaient la Société Saint-Thomas-d’Aquin, la Société éducative de l’Î.-P.-É., le RDÉE de l’Î.-P.-É. sous la coordination de l’Association des femmes acadiennes et francophones de l’Î.-P.-É. Les autres membres au comité de direction étaient des représentantes du Centre de santé communautaire Évangéline, Développement des ressources humaines Canada et trois femmes de la communauté.

De nombreuses recherches démontrent que le revenu a une influence sur la santé de la famille et de la communauté. Le projet avait comme objectifs :

1. D'offrir des sessions d’information en région afin d’aider la communauté acadienne et francophone de l’Î.-P.-É. à identifier les éléments clés qui permettent tout individu de bénéficier d’une autonomie et une sécurité économiques pour ainsi créer un environnement favorable à une meilleure santé.

2. D'offrir des sessions d’information sur la capacité de la population acadienne et francophone de l’Î.-P.-É.à influencer les politiques sociales pour atteindre une meilleure autonomie et une sécurité économique,

3. De développer un plan d’action avec les partenaires du projet pour aborder certaines politiques sociales.

Les participant(e)s étaient tous d’accord pour dire que le salaire minimum à l’Î.-P.-É. est inacceptable et qu'il a un effet négatif sur la santé de la famille et de la communauté. Les familles à faibles revenus ne profitent souvent pas des mêmes services que les familles qui ont des revenus plus élevés. Elles n’ont souvent pas les moyens de se nourrir adéquatement; de participer à des activités sociales, communautaires ou sportives; de se payer des plans d’assurance médicale ou d’assurance maladie; de se payer des services de gardienne; d’avoir une auto de qualité, d’appuyer pleinement l’économie des régions, de profiter d’une éducation postsecondaire à cause des coûts qui continuent d’augmenter; etc. Les gens à faibles revenus peuvent souvent se sentir exclus de la communauté. Les décisions prises à tous les niveaux de la société prennent rarement en considération l’impact des décisions sur tout l’ensemble de la communauté. Elles ne sont certainement pas basées aux besoins des individus ayant des revenus sous le seuil de pauvreté. Les statistiques de 2001 démontrent qu'un enfant sur 5 vit dans une famille à faible revenu et que cette proportion est pratiquement inchangée par rapport à dix ans plus tôt. Les familles ayant des revenus élevés réalisent des gains tandis que les revenus demeurent stables pour les autres.

Les actions prioritaires identifiées se regroupaient sous les énoncées suivantes :

  • Revendiquer pour un salaire minimum plus élevé;
  • Revendiquer pour un revenu garanti au mois égal au seuil de la pauvreté;
  • Plus d‘accès à l’éducation/formation à un prix abordable;
  • Sensibiliser davantage le public, les entrepreneurs, les institutions, les gouvernements, etc. aux effets néfastes d’un faible revenu;
  • Appuyer les familles à faible revenu afin qu’elles puissent bénéficier de tous les mêmes services que les autres membres de la communauté.

Le rapport final du projet ainsi que le plan d’action seront en ligne plus tard cet automne.

Il est à mentionner que l’Institut Coopertravaille à un même projetdans quelques régions anglophones.

Ce projet a été rendu possible grâce à des fonds reçus de la Direction générale de la promotion et des programmes de santé de Santé Canada et du ministère du Patrimoine canadien.

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